Le fabuleux poney Okin du Gouet s’est envolé ..

Le jeudi 31 janvier au soir,  le poney de Grand Prix Okin du Gouet s’en est allé, des suites d’un problème médical. Remarqué lors de son évolution sous la selle d’Erell Raoult, il avait ensuite évolué aux côtés de Maelys Chiron, qui l’emmènera jusqu’aux plus belles épreuves poneys. EQ tenait à lui rendre l’hommage qu’il mérite, laissant la parole à ces dernières. 

Fils de Linaro et Imra du Gouet, Okin du Gouet a été un poney marquant de sa génération, de part son coup de saut et son physique atypique. Sa première cavalière, Erell Raoult, revient sur son parcours avec lui, des débuts du poney à sa progression : « J’ai commencé avec Okin sur les épreuves D4 et à l’époque je paraissais toute petite sur son modèle assez longiligne. Il me secouait beaucoup lorsqu’il sautait de grâce à sa force démonstrative. Notre couple s’est formé assez facilement, nous nous entendions vraiment bien, c’est pour cela que nous sommes montés vite en niveau, jusqu’à atteindre les D Élite. En 2011, nous avons terminé à la cinquième place du championnat de France D Élite, j’en garde un souvenir mémorable et très émouvant. Bien sûr, nous avons aussi eu des bas, mais qui étaient constructifs et essentiels dans notre progression. Cela m’obligeait à toujours persévérer. Il m’aura amené au plus haut niveau, jusqu’en GP avant de rejoindre Maelys Chiron, avec laquelle il a évolué sur les plus belles épreuves. Je suis très fière de ce qu’il a fait et surtout je suis fière de l’avoir débuté. Il me laisse de nombreux souvenirs, et je n’oublierai pas sa générosité, son envie de toujours bien faire et toute la joie qu’il m’aura procuré « .

Après sa progression avec Erell Raoult, il s’est imposé parmi les meilleurs poneys de Grand Prix, dans les années 2012 et 2013, sous la selle de Maelys Chiron, cavalière de la Clémenterie. Cette dernière, particulièrement touchée par sa disparition, revient sur son histoire avec le bel alezan à la liste plongeante : « Okin était un poney très atypique avec beaucoup de potentiel. À l’époque, j’ai commencé avec lui en 2012 sur des épreuves D1 et il s’avère que nous nous sommes très bien entendus. Nous avons rapidement progressé jusqu’aux épreuves GP, puis jusqu’en Excellence. C’était un poney assez compliqué, qui avait ses humeurs. Nous avons tout de même réalisé de belles performances ensemble, notamment, je me souviens de celle de Saint-Lô, où le Grand Prix était assez technique et où nous nous en étions plutôt bien sortis. J’adorais son coup de saut assez démonstratif avec une forte bascule. Il aimait toujours bien faire et il était agréable à travailler sur le plat,  il était toujours concentré et à l’écoute. J’aimais son caractère de poney calme et démonstratif dans ses sentiments. Je me souviens que je le laissais sans licol dans les écuries et qu’il ne bougeait pas. C’était vraiment un poney qui, une fois qu’il avait accordé sa confiance, pouvait tout donner à son cavalier et auquel on pouvait avoir une confiance totale. Je retiendrai de lui son énorme coeur, sa gentillesse, sa confiance et son physique qui ne ressemblait à aucun autre « .

Le parcours de ce prodigieux couple, se termina après le championnat de France en 2013, où il finit 12ème de l’As Poney Élite. Le bel alezan a ensuite rejoint sa terre natale au poney-club du Gouet, près de Saint-Brieuc, auprès de son éleveuse, Maud le Nepvou, cette dernière ravit d’avoir pu retrouver son poney de coeur durant ces quelques années.

Par Manon Seguin © Zoé Talma

 

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