Quabar des Monceaux, l’as des As

Né en Normandie chez André et Chantal Magdelaine, Quabar des Monceaux est un fils de Nabor LS et de Gina des Monceaux, par Rosire. Racé et styliste à l’obstacle, Quabar s’est illustré jusqu’au plus haut niveau du circuit poney, s’adjugeant les multiples titres les plus prestigieux. Afin de retracer les meilleures performances de l’étalon bai, EQ laisse la parole à celles qui en parlent le mieux : ses cavalières. Pour ce premier article, nous avons laissé la parole à Ninon Castex. 

Ninon Castex a été la première cavalière de Quabar. De 2013 à 2014, elle l’accompagne pendant deux saisons sur le circuit poney national et international :

« À l’époque, on cherchait un poney pour m’emmener vers des épreuves cotées à 1,10m et un ami de mes parents nous avait proposé l’un de ses poneys qui avait fait de bonnes choses dans les épreuves Jeunes Poneys de six ans. J’ai alors essayé Quabar sur un terrain de concours. Pour être honnête, il me faisait carrément peur. Il était très chaud, très sanguin, et très énervé alors nous avions sauté à peine un mètre. Heureusement, tout s’est bien passé et nous l’avons pris avec nous. Je devais avoir onze ans quand il est arrivé à la maison et je n’étais pas plus rassurée qu’au premier jour de l’essai. Je ne voulais pas le monter seule, mon père devait être là ! (rires) »

Un départ sur les chapeaux de roues

« On a débuté les concours sur 90cm et, progressivement, on est arrivé sur notre première piste à 1,20m au Normandie Horse Show, que l’on gagne. Nous avons monté ensuite sur les petits Grands Prix, où nous terminons notamment onzièmes du championnat de France. La saison suivante, en 2013, nous entamions les choses sérieuses et débutions les Grands Prix Excellence. On avait acquis de la maturité à cette époque, gagné plusieurs Grands Prix dans l’année et nous partions aux championnats de France sans prétention. Quabar y a fantastiquement bien sauté, un scénario idéal qui s’est soldé par un titre de vice-champions de France. Cette performance nous a permis d’intégrer l’équipe de France pour les championnats d’Europe à Arezzo. C’était une sélection à laquelle on ne croyait pas, c’était vraiment une superbe nouvelle ! Je ne connaissais pas du tout cet univers-là du haut niveau, j’ai tout découvert avec lui. Malheureusement, ces Europes ont représenté un vrai coup dur pour moi. Nous étions en tête jusqu’à la dernière manche, j’ai pris le départ en dernière position et j’avais une petite marge de points de pénalité par rapport aux cavaliers à mes trousses pour la victoire. Je me souviens parfaitement de ce tour : il y avait un triple – vertical, une foulée, oxer, deux foulées, vertical –, je soigne une entrée parfaite dans le triple, si bien que Quabar a frappé très fort sa foulée d’appel vers l’oxer et a sauté très haut, changeant complètement sa trajectoire de saut et se retrouvant très loin du dernier plan du triple. La distance étant faussée, il s’est arrêté. J’ai bien tâché de revenir le plus vite possible après ma volte afin de franchir la ligne d’arrivée sans perdre de temps mais, à ce moment-là, tout s’était écroulé dans ma tête. Une quatrième place par équipes et une septième place en individuel, c’est une belle performance, je ne peux pas le nier mais, quand on est à deux obstacles de la victoire, c’est une vraie frustration ! »

finalement, leur complicité leur aura permis de monter sur la première marche du podium aux championnats d’Europe.

Finalement, leur complicité leur aura permis de monter sur la première marche du podium aux championnats d’Europe.

Le sacre européen

« La saison 2014 a été la nôtre ! On a peut-être gagné huit Grands Prix sur neuf avant d’être sacrés champions de France ? Pour cette échéance, on avait vraiment mis Quabar en condition pour qu’il soit au top de sa forme. On ne voulait pas partir trop confiant non plus, mais il a sauté extraordinairement bien. Il termine premier de chacun de ses parcours. J’avais une barre d’avance sur le second à la finale, si je me souviens bien. Cette victoire au championnat de France était une émotion bien différente de celle des championnats d’Europe. Autour de nous, il y avait tout ce monde, mes amis, ma famille… Quand tu gagnes sur le terrain d’honneur, la piste tremble ! (rires)

Mon meilleur souvenir reste quand même ce qui est arrivé après, aux championnats d’Europe à Millstreet. C’était ma revanche ! Aux côtés des tricolores comme l’année d’avant, nous avions une petite marge pendant la Coupe des nations par rapport aux scores des équipes concurrentes. Nous étions déjà champions d’Europe par équipes avant le passage de notre dernier cavalier, c’était un grand soulagement et un vrai moment de joie ! Du côté du championnat individuel, j’avais cumulé à peine un ou deux points de temps, ce qui me plaçait de fait en pole position. On m’avait bien mise en garde comme quoi j’avais le droit à un point de temps dépassé, mais surtout pas plus. Je me souviens d’un Quabar formidable à la détente, comme s’il savait que l’enjeu était de taille. Dire que je m’attendais à gagner, c’est beaucoup, on n’est jamais sûrs de rien, mais c’est vrai qu’on était bel et bien là pour le podium. Il faut avouer qu’il a été incroyable, il m’a offert un parcours exceptionnel, j’ai pris ce point de temps mais j’avais gagné quand même ! C’était une émotion hors du commun, je venais de prendre ma revanche en étant double médaillée d’or aux Europes.

Quabar et moi, c’est une affaire de complicité, il a été le poney de ma vie. Quand il entre en piste, c’est pour gagner ! Plus il y a du monde autour de lui et plus il se donne, il est là pour faire le show et il sait s’appliquer. C’est un poney que j’ai construit, on a grandi ensemble. On a gagné au Mans pour notre dernier concours, je n’ai pas arrêté de pleurer et mon entourage aussi : ça marquait la fin d’une belle histoire et ça a touché pas mal de monde. »

La semaine prochaine, ce sera au tour de Charlotte Lebas de raconter ce merveilleux étalon !

Par Juliette Baudais © Camille Kirmann

1 comentaire

  1. @ LIRE MIRACLE : je me nomme Mariam je suis algérienne d’origine mais je vie en France ; mère de 3 enfants. Je vivais avec mon mari avec un grand amour, il est tombé sur le charme d’une jeune fille dans son boulot , mon mari a changé du jour au lendemain , il ne dors plus à la maison , il ma même dit en face qu’il ne veut plus de moi qu’il ne m’aime plus ,je ne fais que pleurer chaque jour , j’ai consultée des marabouts sur le net sans résultat.DIEU merci j’ai parlé de ma situation à un collègue de travail qui m’a donné le contact d’un Grand Maître au nom de AZE CHANGO,il vit au Bénin dans un petit Village c’est lui qui m’a ramené mon homme très amoureux et nous sommes très heureux,Mon mari est revenu à la maison après 3jours de travaux magique.Sincèrement je n’arrive pas à y Croire qu’il existe encore des personnes aussi terrible, sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c’est un miracle.Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s’est fait en moins d’une semaine, il est fort dans tous les domaines.Je vous laisse son contact:
    Tél (whasapp/Viber) : 0022966547777
    Voici son site : http://grand-marabout-mediumvoyance-retour-affectif.com

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