Lutz Jumping Horses : Le choix du savoir-faire

En 2014, Patrik Lutz créait Lutz Jumping Horses, société de vente de chevaux de sport. Fruit d’une longue réflexion de la part du cavalier, l’entreprise, située en Belgique, propose aujourd’hui des jeunes chevaux de saut d’obstacles, formés par des cavaliers d’expérience ! 

Le cavalier Patrik Lutz a créé sa société Lutz Jumping Horses en 2014.

Tout a commencé en 2012. Peu avant son mariage, Patrik Lutz, alors cavalier formateur de jeunes chevaux, choisit de faire le tri dans ses écuries, en vue de son union mais aussi d’une opération du genou : « Je l’avais longtemps repoussée. Je me suis dit que c’était le moment. Et rapidement je me suis rendu compte que j’arrivais à mieux répondre aux demandes et que je gagnais mieux ma vie en montant moins de chevaux ! Le choix s’est fait tout à fait naturellement : Dès lors je montais de moins en moins et j’investissais de plus en plus de temps dans le commerce. Alors en 2014 j’ai créé la société Lutz Jumping Horses. »

Une technique bien rodée..

Située au sud de Bruxelles, en Belgique, l’entreprise accueille en ce moment vingt-cinq chevaux, répartis dans diverses écuries. Progressivement, le cavalier affine son choix, afin de proposer à ses clients les perles rares : « En général, j’achète des chevaux entre quatre et huit ans qui montrent un bon potentiel à l’obstacle. Il y a quelques années encore j’achetais aussi régulièrement des chevaux au saut en liberté, mais l’expérience m’a appris que j’avais plus de réussite en les essayant sous la selle – même s’ils sont un peu plus chers au départ ! » Cependant, travailler avec des jeunes chevaux n’est pas une science exacte : « Ensuite, quand je m’intéresse à un cheval, je me pose toujours les deux mêmes questions: Est-ce que le prix demandé correspond plus ou moins à sa valeur sur le marché actuel? Et y a-t-il, si le cheval ne devrait pas évoluer comme espéré, un plan B, c’est-à-dire pourra-t-il convenir à un cavalier amateur ? » 

L’épouse de Patrik Lutz, Charlotte Lutz, travaille dans le cadre idyllique du haras du Grand Champ, de Frantz Ducci.

Les chevaux restent ensuite pour la plupart dans son écurie, et sont travaillés par des cavaliers, mais également par la femme du chef d’entreprise : « Je travaille avec différents cavaliers dont la majorité en Belgique, mais aussi au Mexique, en Hollande, en Allemagne et en France. Actuellement mon épouse Charlotte Lutz monte plusieurs chevaux dont je suis propriétaire ou co-propriétaire et un autre pilier important de mon organisation est l’écurie du cavalier belge Francois Bossu, lui et son neveu Louis Mahieu montent des chevaux pour moi depuis les débuts de Lutz Jumping Horses ! Moi j’assiste régulièrement aux entraînements, je vais voir les chevaux en concours le plus possible et dès que j’ai un peu de temps j’en monte l’un ou l’autre moi-même – ce qui m’aide à juger de leur évolution. »

Quant à la vente de l’équidé, le cavalier n’a pas véritablement de règles strictes. Il estime les revendre en moyenne après un ou deux ans passés dans les différentes écuries, mais admet que cela ne le dérange pas de garder un cheval plusieurs années, à condition qu’il gagne en valeur ! L’une des plus-values de Patrik Lutz, en plus de son expérience dans les Jeunes chevaux, est son réseau et son emplacement : « N’oublions pas qu’on a la chance, en Belgique, de faire connaissance avec pleins de cavaliers et commerçants étrangers, la Belgique est actuellement le centre du monde du commerce de chevaux de sport ! En toute neutralité, en tant que Suisse, je peux me permettre de le dire ! »

 

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