Callas Rezidal Z : l’épopée fantastique

La belle ponette grise de douze ans ne cesse d’impressionner, tant ses performances semblent aller en s’améliorant. Mais si la jolie Callas Z paraît connaître à la perfection la chanson au plus haut niveau, comment a-t-elle débuté ses gammes ?

Callas Rezidal Z est la fille de Campione Z et Galathe de Lune, elle-même issue de Caletto. Elle appartient au studbook Zangersheide, du haras belge du même nom. Son naisseur, Jean-Michel Dechamps (haras du Rezidal, en Belgique), parle de la jeune pouliche en termes élogieux :

« Bien que petite, elle était vraiment très jolie, très brave, et semblait posséder le même mental que sa mère, qui avait un très bon coup de saut. Je l’ai vendue à six mois lors de la vente aux enchères du CSI de Liège, qui n’existe plus aujourd’hui. »

Petite, mais née pour gagner

L’éleveur a baptisé la grise Callas car « pour le studbook Zangersheide, le nom doit commencer par la même lettre que celui du père. Et comme j’aime bien la musique classique… » Jean-Michel Dechamps n’a jamais réussi à obtenir des poulains de grande taille avec la mère de Callas Rezidal Z, malgré les essais avec divers étalons. Cependant, toute la production de Galathe de la Lune, comme Lordetto Rezidal Z, vendu au Maroc, brille en concours. « Callas est tout de même la meilleure de la production. Les gens qui l’ont vue en concours m’ont dit que c’était une vraie crack. Ils ont parfois du mal à croire qu’elle est 100% Holstein ! »

Les débuts de la championne

Raymond Lefèvre, de l’élevage de Ste Hermelle, situé à Courcelles, en Belgique, avait acheté Callas pour sa fille. À quatre ans, la ponette se révèle exceptionnelle, avec beaucoup de sang, mais à la limite du montable, tant sa personnalité est forte. Elle est alors rachetée par Eric Denarnaud, qui dirige les écuries de la Clémenterie, en région parisienne. La ponette devient la « star » de l’écurie, et se comporte de ce fait « en princesse ». C’est ici que se fait la rencontre avec Ilona Mezzadri, en 2017. La jeune fille montait alors sa ponette de tête, Roumia de Brunel.

Lorsqu’elle essaye la jolie grise, le couple ne se fait pas tout de suite. Ambre Garnery, la maman d’Ilona, raconte « Callas aimant décider, et étant très énergique, il manquait au départ un peu de technique à Ilona, qui n’avait que douze ans. » Heureusement, Ilona Mezzadri a un mental solide, ne s’est pas démontée, et, à force de travail et de persévérance, ces deux-là se sont trouvées :

« C’est en avril 2017 que le déclencheur a eu lieu : elles ont fini vice-championnes de France à Lamotte l’année dernière, et Eric a décidé qu’elles feraient la saison cette année ensemble. Ilona et Callas sont devenues très complices, elles se font confiance et se comprennent. Il faut avouer que la ponette a un vrai génie de la barre, elle s’adapte très bien, quelle que soit la hauteur. Cependant, si elle s’est calmée, elle a tout de même encore des coups de folie : lors du BIP, cette année, elle a décidé que ça ne lui plaisait pas, et n’a pas hésité à désarçonner sa cavalière au paddock ! »

Une fin de saison en apothéose

La cavalière a eu l’intelligence de progresser étape par étape : des Petits Grands Prix, le couple est passé aux plus grosses épreuves, pour se révéler pleinement en Tournée des As (catégorie Excellence Elite). La ponette participe d’ailleurs aux championnats de France cette année, et sera peut-être même sélectionnée avec sa jeune cavalière pour les Europe. Comme le souligne Ambre Garnery « Il ne lui manque décidément que la parole ! »

Par Agathe Normand © DR

 

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