Mon poney peut-il concourir après une prise de médicaments ?

Chaque week-end, beaucoup de cavaliers se donnent rendez-vous sur les terrains de concours. Mais certains incidents peuvent venir contrarier ce joyeux événements, comme la maladie, du cavalier mais aussi du cheval ! Cela engage des frais plus ou moins élevés, et peut, parfois s’accompagner d’une prise de médicament prescrite par le vétérinaire. Peut-on alors réellement concourir alors que son cheval ou son poney est sous médicaments ?

Un cheval est un être vivant qui, comme l’être humain, peut tomber malade. Si vous pouvez aller travailler – et votre cheval aussi, dans certains cas – malgré une prescription médicamenteuse, attention lorsqu’il s’agit de concours ! En effet, de nombreux cavaliers pensent que seulement certains médicaments sont interdits pendant les compétitions, considérés comme du dopage. Mais est-ce réellement le cas ?

Une règlementation précise

Tout d’abord, il faut noter qu’un pharmacien ne peut vendre un médicament vétérinaire à quelqu’un que si celui-ci a été prescrit par un vétérinaire inscrit à l’ordre des vétérinaires. Avant leur mise sur le marché, chaque médicament a été contrôlé, au même titre que les médicaments qui nous sont destinés. Leur mise sur le marché est règlementé, mais cette fois-ci, c’est l’Agence Nationale du Médicament Vétérinaire qui délivre l’autorisation : « Son acquisition, son stockage et son utilisation par un détenteur d’équidés sont règlementés par le code de la santé publique », précise l’IFCE dans un communiqué. De là, le cheval ne peut pas entrer dans la filière bouchère avant six mois après la fin du traitement, délai appelé le temps d’attente. Preuve en est que le médicament reste dans le corps, même quelques mois après sa prise !

Et les concours alors ?

Quant aux compétitions, il faut noter que la règlementation interdit complètement la présence de toute substance médicamenteuse dans l’organisme du cheval pendant l’évènement, voire trois jours avant pour les courses. Par ailleurs, lors de la prescription, le vétérinaire propose un délai dopage, que L’IFCE définit comme la « durée approximative pendant laquelle le cheval peut être positif à un contrôle anti-dopage ». Elle ajoute que la durée que donne le vétérinaire n’est qu’indicative, car en réalité, aucun délai d’évacuation des substances médicamenteuses n’a été établi scientifiquement. De surcroît, il est possible qu’il soit propre à chaque médicament, voire à chaque association de médicaments !

En résumé, la prise de médicaments par votre cheval est très règlementée. Quasiment tous les médicaments se donnent sur prescription par un vétérinaire de l’ordre des vétérinaires, qui en profite, si votre cheval ou votre poney sort en concours, pour indiquer un délai durant lequel celui-ci risque d’être positif au contrôle anti-dopage !

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